La France est désormais passée au stade 3 de l’épidémie de coronavirus, les parents s’organisent pour garder les enfants à la maison. Mais il va falloir faire preuve de patience face aux nombreuses questions que les plus jeunes se posent. Et auxquelles les parents n’ont pas toujours la réponse. L’équipe Bonbo souhaite vous aider à y voir plus clair.

Le confinement et ses interdictions 

Face aux photos qui ont circulé ce week-end, notamment en région parisienne, de familles entières se baladant dans les parcs et les quais de la ville, le gouvernement est désormais très ferme, toutes ces activités sont interdites dès lors qu’elles impliquent un contact éventuel ou une proximité avec une autre personne. Impossible donc d’autoriser son adolescent à aller jouer au football avec ses copains, ou au plus petit de faire de la balançoire dans un jardin public, d’autant plus s’il est fréquenté par d’autres familles. 

Par ailleurs, tout ce qui nécessite de se retrouver à plusieurs est également interdit. Impossible donc d’inviter les amis de ses enfants chez soi, ou de l’emmener à un anniversaire, puisque cela participe à la diffusion du virus. 

Un rythme à conserver avec ses plus petits

Reste la solution du tout virtuel pour maintenir ce lien social si cher aux jeunes, avec la possibilité par exemple de discuter sur Facebook ou par Skype via un ordinateur ou son téléphone portable.

Pour les enfants de moins de 6 ans, cela s’avère plus compliqué, car même s’ils n’ont pas la notion du temps, ce sont de grands routiniers. Par conséquent, l’impossibilité de se rendre à l’école, et le fait d’être gardé à la maison, est quelque chose d’inhabituel et d’anormal pour eux, ce qui est infiniment plus désorientant que pour les parents. 

Ensuite, il faut leur expliquer cette situation anormale. Pour Delphine Martinie, « il est important de clarifier la situation avec l’enfant et de conserver les mêmes routines que lorsqu’il doit aller à l’école : le lever et la préparation sont à la même heure que d’habitude ; pendant le petit-déjeuner, faire redire à l’enfant son programme de la journée ; de même, il faut lui faire remarquer que d’habitude c’est à ce moment-là qu’on part à l’école, mais qu’aujourd’hui, on va rester à la maison ; puis, à la fin de la journée, il faudra indiquer à l’enfant qu’habituellement c’est à cette heure-là qu’il rentre de l’école et que donc maintenant c’est la fin de journée comme avant, puis résumer ce qu’on se souvient de la journée écoulée, et décrire la journée du lendemain ».

Et si on optimisait la vie pratique à la maison ?

Enfin, il faut optimiser la vie pratique chez soi : « le confinement est en effet l’occasion pour les parents de partager des activités ludiques avec leurs enfants tout en faisant respecter des règles nécessaires à la sérénité des parents”, indique Delphine Martinie. « Par exemple, ranger un tiroir de vêtements avec l’enfant en lui expliquant que cette semaine, on allait ranger parfaitement un tiroir chaque jour, mais aussi faire la cuisine (apprendre avec lui des recettes simples), ou le mobiliser pour des tâches ménagères (remplir le lave-vaisselle après le repas en lui indiquant où ranger les ustensiles). Par ailleurs, lors des temps de jeux (avec des Lego par exemple), il faut expliquer à l’enfant qu’il est temps pour lui de s’occuper seul », conclut-elle. La mobilisation individuelle au service de la communauté, voici la clef pour affronter ensemble cette crise en (presque) toute sérénité.